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En février 2026, l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) a accueilli deux délégations belges venues explorer les axes d’un partenariat renforcé en recherche biomédicale, production de vaccins et développement de diagnostics rapides. Ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique de coopération scientifique durable entre le Sénégal et la Belgique.

Une double visite au cœur de la coopération belgo-sénégalaise

Le 19 février 2026, l’Administrateur général de l’IPD, Dr Ibrahima Socé Fall, a reçu Son Excellence Madame Hélène De Bock, Ambassadrice de Belgique au Sénégal. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération dans les domaines de la recherche biomédicale, de la production de vaccins et des tests de diagnostic rapide.

Quelques jours auparavant, le 13 février 2026, une délégation d’Enabel avait visité le campus de l’IPD pour explorer concrètement les axes de collaboration. Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’initiative MAV+ de l’Union européenne, qui positionne le Sénégal — et l’IPD en particulier — comme pilier central de la stratégie de production et d’accès équitable aux vaccins en Afrique.

Les capacités de l’IPD mises en lumière

La délégation a pu découvrir l’ensemble des infrastructures et expertises de l’Institut, notamment ses cinq pôles de recherche (zoologie médicale, virologie, épidémiologie et sciences des données, microbiologie, immunophysiopathologie et maladies infectieuses), ses plus de quarante sites de surveillance épidémiologique répartis au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, ainsi que ses équipements de pointe : biobanque, laboratoires P3 et laboratoire mobile.

La délégation a également découvert le Vaccine Research Center (VRC), qui développe les premiers vaccins à ARN messager produits sur le continent africain.

Des partenariats académiques belges solides

L’IPD entretient des collaborations actives avec plusieurs institutions académiques belges de premier rang : l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers, l’Université KU Leuven pour le transfert de technologie sur la séro-neutralisation de la fièvre jaune, l’Université libre de Bruxelles et l’Université de Namur. Ces liens constituent un socle scientifique sur lequel s’appuient les nouvelles perspectives de coopération.

L’autonomie sanitaire africaine, une priorité partagée

Ces visites témoignent d’une conviction partagée : l’autonomie sanitaire de l’Afrique se construit aujourd’hui, dans les laboratoires, à travers les partenariats et grâce aux investissements durables dans la recherche locale. L’Institut Pasteur de Dakar en est un acteur central, reconnu à l’échelle internationale pour son rôle dans la surveillance épidémiologique, la production de vaccins et la formation des professionnels de santé.